Violences de genre

 

Lutte contre les violences faites aux femmes

Les violences faites aux femmes et aux filles sont traumatisantes à plusieurs titres et constituent des préjudices surtout sur le plan physique mais aussi  psychologique et neurologique car elles entraînent pour les victimes des troubles psycho-traumatiques graves et durables.

La violence à l’égard des femmes se manifeste sous de multiples formes, les plus répandues étant la violence familiale perpétrée par un partenaire intime, la violence sexuelle, le harcèlement sexuel et la violence affective ou psychologique.

Il existe d’autres formes de violences faites aux femmes moins connues, qui sont l’exploitation économique, la violence politique, la violence perpétrée contre les femmes âgées, les mutilations sexuelles et mariages forcés.

 

Un grand nombre de femmes victimes de violences se retrouvent seules et obligés de survivre par elles-mêmes car elles sont abandonnées, sans reconnaissance des préjudices subis et sans protection. Il y a très peu de soins adaptés à leurs souffrances et elles ne sollicitent parfois aucune aide ni recours, étant  confrontées à une insécurité totale et à la peur de ne pas être crue ou d’être jugées, ce qui les cantonne souvent dans le silence et le repli.

 

C’est la raison pour laquelle la lutte contre les violences faites aux femmes a été décrétée « Grande cause nationale » par le Premier ministre en 2010. Cela a entrainé le vote de  la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites aux femmes, notamment les violences au sein des couples et les incidences de ces dernières sur les enfants.

Cette loi a été complétée par la loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel qui donne une définition plus précise mais également plus large du délit de harcèlement sexuel.

  • Elle aggrave les peines maximales encourues et réprime les discriminations commises à l’encontre des victimes de harcèlement sexuel.
  • Elle renforce la prévention du harcèlement sexuel dans le monde professionnel.

 

Récemment un projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes a été proposé en mars 2018 devant l’Assemblée nationale. Ce projet de loi a quatre axes majeurs qui sont :

  • L’augmentation de dix ans du délai de prescription des crimes sur mineur.
  • La répression des infractions sexuelles sur mineurs.
  • De nouvelles sanctions contre le cyber harcèlement et les « raids numériques ».
  • La mise en place d’une verbalisation contre le harcèlement dit de rue.

 

Pour plus d’information cliquez sur ce lien : http://www.assembleenationale.fr/15/projets/pl0778.asp

Sur une année, 217 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…), seulement 15% d’entre elles portent plainte.

Dans la même période, 84 000 femmes ont déclaré être victimes de viol ou de tentative de viol, dont 10% qui a porté plainte. Dans 86% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 38 % des cas, c’est le conjoint qui est l’auteur des faits.

 

Source : enquête « Cadre de vie et sécurité » réalisé par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) entre 2010 et 2014.

Données traitées dans le document « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes – Chiffres-clés – L’Essentiel Édition 2015 » édité par le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.

 

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Mise à jour : Juin 2018

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