La discrimination envers les personnes âgées

Le critère de l’âge est reconnu dans la loi comme l’un des 23 critères pouvant induire un effet discriminatoire. Pourtant, l’âgisme est aussi l’un des critères de discrimination les plus fréquents signalés au Défenseur des droits puisqu’il arrive en 5ème position (rapport du Défenseur des droits). Dans le cas des seniors, il s’agit d’un comportement de stigmatisation et de discrimination des personnes âgées de façon non justifiée, souvent renforcé et véhiculé par les préjugés.

 

Une des principales caractéristiques de cette problématique est que les discriminations liées à l’âge sont invisibles ou tolérées parce qu’elles sont fortement intériorisées et banalisées. Elles peuvent avoir des impacts au niveau économique, social et humain. C’est pourquoi, une journée internationale pour les personnes âgées est célébrée chaque année le 1 octobre pour rendre visible et sensibiliser le public aux problèmes et difficultés que pose le vieillissement dans le monde actuel.

L’année 2012 a été l’année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle : cet événement manifestait la volonté des Etats Membres de l’Union Européenne d’intégrer les besoins des personnes âgées dans leurs politiques économiques et sociales et de créer une société inclusive et adaptée à tous les âges.

 

Elle se manifeste dans la majorité des cas dans le monde du travail, en fin de carrière lorsque la personne rentre dans la catégorie dite « senior » dans l’entreprise. Mais ces discriminations existent aussi dans les domaines de la vie quotidienne.

  • Emploi : taux d’emploi faible chez les seniors, difficulté de sortir du chômage à partir d’un certain âge
  • Accès à la santé : refus de certains soins
  • Accès aux transports
  • Logement : offres insuffisantes de logements adaptés ou pratiques discriminatoires de la part des bailleurs.
  • Formation : accès limité à la formation par rapport à des salariés plus jeunes.
  • Services financiers
  • Assurance : inégalité d’accès aux assurances
  • Sécurité sociale

 

Cependant, des dispositions sont prévues par la loi. Il est à noter que les différences fondées sur l’âge ne constituent pas une discrimination lorsqu’elles sont objectivement et raisonnablement justifiées par un but légitime notamment par le souci de préserver la santé ou la sécurité des travailleur-euse-s, de favoriser leur insertion professionnelle, d’assurer leur emploi, leur reclassement ou leur indemnisation en cas de perte d’emploi, et lorsque les moyens de réaliser ce but sont nécessaires et appropriés.

Des dispositifs de discriminations positives peuvent être mis en place. Par exemple, on peut citer la « mesure de justice sociale » introduite sur les transports : réduction voir gratuité du coût de transport pour les plus de 65 ans.

 

Tout comme les autres critères discriminatoires définis par la loi, la discrimination liée à l’âge est strictement interdite en France en vertu du principe d’égalité de traitement. Des sanctions et des peines sont prévues par la loi. A retrouver ici.

 

Que faire si vous avez été victime de discrimination(s) ?

Consultez les démarches à suivre sur notre site à la rubrique « Quelles démarches effectuer en cas de discriminations ? ».

Des associations de lutte contre les discriminations sont également disponibles pour vous accompagner dans vos démarches. En voici une liste en Haute-Garonne.

 

 Pour en savoir plus :

Observatoire de l’âgisme : collectif désireux de réfléchir aux discriminations liées à l’âge afin de mieux lutter contre.   

Rapport des discriminations liées à l’âge du Défenseur des droits.

Fiche pratique refus d’accès aux soins avec une rubrique « quels sont mes recours en cas de refus de soins ? »

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