Cyberharcèlement et cyberviolence

A l’heure où internet et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Tweeter pour ne citer qu’eux) prennent une place de plus en plus considérable dans notre quotidien, de nouveaux phénomènes inquiétants se renforcent et se déploient. La multiplication exponentielle des contenus et des échanges sur Internet entraine parallèlement la multiplication de violences en lignes (via les téléphones portables, messageries instantanées, forums, chats, jeux en ligne, courriers électroniques, réseaux sociaux, site de partage de photographies etc).

Les femmes sont les premières victimes de ces violences. Selon le Haut Conseil à l’Egalité (HCE), « Internet n’est pas toujours un espace de liberté et de sécurité pour les femmes, que ce soit via les réseaux sociaux ou les applications mobiles : 73% des femmes déclarent en être victimes, et pour 18% d’entre-elles sous une forme grave. Ces violences visent un seul et même objectif : contrôler la place des femmes et les exclure de l’espace public présentiel ou numérique. Ces violences y prennent principalement deux formes ». 

Ces cyberviolences désignent donc toutes les formes de violences (harcèlement, menaces, injures, diffusion d’images de violences, propagation de rumeurs, etc.) qui s’exercent dans l’espace numérique et elles se déclinent sous plusieurs formes. D’après le Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert :

  • Le cybersexisme violences déployées via Internet et les réseaux sociaux sous forme d’insultes, de harcèlement, d’humiliations, de rumeurs … et qui ont la particularité de réduire les filles à leur apparence physique. Elles visent à contrôler leur sexualité et survaloriser la virilité et la sexualité des garçons.
  • Le cyberharcèlement est défini comme un acte agressif, intentionnel, perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électronique (courriels, SMS, réseaux sociaux, jeux en ligne, etc.), de façon répétée à l’encontre d’une victime.
  • Le Centre Hubertine Auclert met également l’accent sur la méconnaissance des cyberviolences conjugales et par voix de conséquences sur leur trop faible prise en compte.

Tout comme le harcèlement et les violences non virtuelles, les cyberviolences affectent la vie social et la santé des victimes en laissant des traces psychologiques lourdes/dévastatrices (mésestime de soi, angoisse et sentiment d’insécurité, isolement, dépression, pouvant aller jusqu’aux mutilations ou suicide).

Il est essentiel aujourd’hui de prévenir et de sensibiliser, notamment les jeunes, à ces questions et de mettre en place des politiques de lutte contre celles-ci. Le HCE a par ailleurs formulé 28 recommandations dont le renforcement de la responsabilité des réseaux sociaux, la formation de professionnel.le.s de santé et de justice.

Depuis la loi du 4 aout 2014, le harcèlement et les violences en ligne sont des délits passibles d’amendes ou de peines de prison !

Enfin, il est à noter également que le gouvernement a intégré dans les grandes causes du quinquennat le lancement d’une application numérique pour les victimes de cyberharcèlement, action qui est toujours en cours. 

Que faire en cas de cyber harcèlement ?

A lire :

Rapport du Haut Conseil à l’Egalité « En finir avec l’impunité des violences faites aux femmes en ligne : une urgence pour les victimes » :

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_rapport_violences_faites_aux_femmes_en_ligne_2018_02_07.pdf

Centre Hubertine Auclert – Cybersexisme : vous pouvez agir

https://www.centre-hubertine-auclert.fr/cybersexisme-vous-pouvez-agir