Droits des aidants

Congé pour s’occuper d’un proche en perte d’autonomie

Le salarié qui souhaite s’occuper d’un proche présentant un handicap ou une perte d’autonomie d’une gravité particulière peut demander un congé, non rémunéré, et ainsi suspendre son contrat de travail pour une période déterminée.

CONDITIONS

le proche aidé doit être :

  • Conjoint, concubin ou pacs
  • Ascendant, descendant, enfant à charge
  • Collatéral jusqu’au 4° degré (frère, sœur, oncle, tante, nièce, grand-oncle ou tante, petit neveu ou nièce, cousin-e germain-e
  • Ascendant, descendant ou collatéral jusqu’au 4° degré du conjoint, concubin ou pacs
  • Il doit résider en France, et non placé dans un établissement ou chez un autre tiers que le salarié.

DUREE DU CONGE :

  • Trois mois renouvelables dans la limite d’un an pour l’ensemble de la carrière.
  • Le salarié peut y mettre fin de manière anticipée (ou y renoncer s’il n’a pas encore démarré) en cas de :
    • Décès de la personne aidée
    • Admission de la personne aidée dans un établissement
    • Diminution importante des ressources du salarié
    • Recours à un service d’aide à domicile
    • Congé de soutien familial pris par un autre membre de la famille
  • Fin anticipée ou renoncement :
    • Prévenir l’employeur par lettre recommandée motivée au moins 1 mois à l’avance (15 jours en acas de décès).

PROCEDURE :

  • Le salarié doit informer son employeur de son souhait de prendre le congé d’aidant familial au moins 2 mois à l’avance (15 jours en cas d’urgence, 1 mois en cas de renouvellement successif)
  • Joindre une déclaration sur l’honneur de son lien familial avec la personne aidée
  • Joindre une déclaration sur l’honneur qu’il n’a pas bénéficié antérieurement d’un tel congé ou préciser la période du congé antérieur.
  • En cas de perte d’autonomie de la personne aidée, joindre une copie de décision d’attribution APA au titre d’un classement dans les groupes I et II de la grille nationale

SITUATION DU SALARIE AIDANT :

  • Le salarié ne peut pas occuper un autre emploi
  • Le salarié peut être rémunéré par la personne aidée :
    • Si elle est bénéficiaire de l’APA. Le conjoint, concubin ou pacs ne peut pas bénéficier de cette disposition
    • Si la personne aidée est bénéficiaire de la PCH, quel que soit le lien de parenté

AU TERME DU CONGE :

  • Le salarié retrouve son emploi ou un emploi équivalent
  • La rémunération est au moins égale au salaire perçu avant le congé
  • Des dispositions particulières peuvent s’appliquer dans le cas où l’aidant familial a reçu une rémunération de la part de la personne aidée.

 

Droits des aidants

Les Aidants

 

« L’aidant familial est la personne qui vient en aide, à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne » définition extraite du guide de l’aidant familial.

La question des aidants est devenue en France, depuis quelques années et progressivement, un sujet de préoccupation des pouvoirs publics et des opérateurs privés.

Le rapport de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie paru en 2012 fait référence à des études permettant de mieux connaître les aidants familiaux. Il fait le point sur les besoins des 8,3 millions d’aidants, « ces acteurs invisibles » présentant « une grande diversité de situations et de profils… ». Il formule également 21 propositions pour le développement de l’aide aux aidants.

D’autre part, l’enquête Handicap santé aidants (HSA) pilotée par la DRESS (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques du Ministère de la Santé) et réalisée en 2008 auprès de 5 000 aidants non professionnels révèle que :

  • 8,3 millions de personnes aident de façon régulière et à domicile un ou plusieurs de leurs proches pour raison de santé ou d’un handicap
  • 57 % d’entre eux sont des femmes
  • Si les membres de la famille sont majoritaires parmi les aidants (conjoint pour 44 %, parents pour 13 %, enfants pour 21 %), les amis, voisins et autres proches représentent 21 % de l’ensemble
  • 47 % des aidants occupent un emploi et 33 % sont retraités.

Les premiers résultats de cette enquête « Aider un proche âgé à domicile : la charge ressentie » ont été publiés en mars 2012 dans le n° 799 d’Etudes et Résultats de la DRESS.

Parmi les besoins fréquemment rencontrés par les aidants, nous pouvons citer :

  • Un besoin de comprendre et de pouvoir se repérer face à la maladie et aux aides existantes : accéder à une information facile à trouver et lisible quant aux droits et aux démarches à effectuer
  • Un besoin d’accompagnement, notamment de soutien psychologique, par l’échange avec des pairs ou avec un psychologue, un temps de prise de recul sur sa situation, et de rupture de l’isolement social.

La reconnaissance sociale de l’aidant émerge, elle se traduit aujourd’hui par la création d’un statut et la mise en place d’aides spécifiques.

Pour aller plus loin, consultez nos rubriques : ressourcesbonnes pratiques et liens utiles.

 

Mise à jour : Juin 2018

Accès aux droits, Droits des aidants

La formation des aidants

L’aidant familial n’est pas considérer comme un métier à part entière. Pour être aidant professionnel, vous pouvez vous évaluer, mais également demander des formations.

Les formations pour se former en tant qu’aidant

hand-1549145_960_720Des associations proposent des parcours complets pour vous former en tant qu’aidant. Le but de ces formations est de questionner la relation du proche et du malade, tout en réussissant à trouver les réponses aux situations vécues dans le cadre de la relation aidant/aidé.

L’association des aidants recense les formations auxquelles les aidants peuvent se rendre pour être formés.

Liens utiles : 

Trouver des formations pour les aidants en France, Aidants.fr

Le bilan de l’Union Européenne sur la formation des aidants, http://www.institut.iperia.eu

Des tests pour s’évaluer en tant qu’aidant

Il existe des tests afin de vous évaluer en tant qu’aidant. Ils vous permettent de mesurer les tâches dans lesquelles vous êtes à l’aise ou non et de comprendre quels sont les points que vous devez encore travailler.

Liens utiles :

Identifier ses compétences : l’autopositionnement : Autopositionnement-1, Autopositionnement-2

Identifier ses compétences : la vie courante : Vie-courante-1, Vie-courante-2

Identifier ses compétences : le contexte professionnel :Contexte professionnel 1, Contexte professionnel 2

Evaluer la pénibilité de sa tâche

L’échelle de Zarit (ou inventaire du fardeau) évalue la charge que représente l’accompagnement quotidien, par un proche, d’une personne dépendante à domicile. Elle permet d’appréhender le degré d’épuisement ou d’usure psychique, et/ou physique, de l’aidant familial.

Appréhender ses limites permet de définir des actions d’aide et de s’adapter en réajustant son organisation lorsque cela est nécessaire. N’hésitez pas à en parler autour de vous (famille, amis, professionnels médico-sociaux) pour obtenir du soutien.

Liens utiles :

S’évaluer grâce à l’échelle de Zarit, Echelle de Zarit

 

Mise à jour : Juin 2018

Accès aux droits, Droits des aidants

L’aidant familial

Des définitions de l’aidant familial dans les  textes juridiques…

  • Loi n° 2005-102 du 11/02/05 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Cette loi constitue une avancée dans la prise en charge des besoins de compensation du handicap. Elle reconnaît en outre la place et le rôle des aidants familiaux.

  • Décret n° 2005-1588 du 19 décembre 2005 relatif à la prestation de compensation à domicile pour les personnes handicapées et modifiant le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale

Ce décret donne pour la première fois une définition de l’aidant familial : « Est considéré comme aidant familial, le conjoint, le concubin, la personne avec laquelle le bénéficiaire a conclu un pacte civil de solidarité, le descendant ou le collatéral jusqu’au quatrième degré du bénéficiaire ou l’ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu’au quatrième degré de l’autre membre du couple, qui apportent l’aide humaine définie en application des dispositions de l’article L.245-3 du présent code et qui n’est pas salarié pour cette aide ».

Dans le cadre de l’ouverture de la prestation de compensation du handicap aux enfants, il élargit la notion d’aidant familial: « est également considéré comme aidant familial […] le conjoint, le concubin ou la personne avec laquelle un parent de l’enfant handicapé a conclu un pacte civil de solidarité ainsi que toute personne qui réside avec la personne handicapée et qui entretient des liens étroits et stables avec elle. »

…complétées par diverses contributions

  • Dans la Charte européenne de l’aidant familial (rédigée avec le soutien de la COFACE Handicap), l’aidant familial [ou bénévole] est « la personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment : nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, vigilance permanente, soutien psychologique, communication, activités domestiques, … ».
  • Dans le guide de l’aidant familial (Ministère de la santé et des solidarités) : « L’aidant familial est la personne qui vient en aide, à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage, pour les activités quotidiennes… »

Devenir le salarié de son parent

Votre parent a plus de 60 ans et perçoit l’APA ? Il est possible de vous faire rémunérer, par ce parent, en tant qu’aidant d’une personne âgée dépendante. Votre emploi doit être déclaré à l’URSSAF. Vous pouvez choisir d’être rémunéré par le biais du chèque Emploi Service (CESU), ce qui facilitera la gestion administrative de votre salaire et permettra à votre parent-employeur de bénéficier de la réduction d’impôt ouverte à toute personne employant une aide à domicile. Quant à vous, cette rémunération vous donne droit à la protection sociale et vous permet d’acquérir des trimestres et des points de retraite.

Tout membre de la famille peut être salarié, hormis le conjoint ou le concubin.

Quels sont les interlocuteurs de l’aidant ?

Dans vos démarches, vous serez aidés par différents organismes :

Le CCAS (Centre communal d’action sociale) ou la mairie s’il n’existe pas dans votre commune. Il peut vous aider à constituer vos dossiers d’aide.

Le Point info famille : vous y trouverez toutes les informations utiles pour des démarches administratives.

Le CLIC (centre local d’information et de coordination gérontologique). Le centre permet de trouver des réponses concrètes aux problèmes que vous rencontrez au quotidien (trouver un accueil de jour, une aide à domicile…)

La MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Elle permet d’accompagner, mais également de conseiller les personnes handicapées et leurs familles

Pour aller plus loinFiche Pratique de l’aidant familial

 

Mise à jour : Juin 2018

Accès aux droits, Droits des aidants

Les aides pour les aidants

L’aidant familial est la personne qui vient en aide, à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne (définition extraite du guide de l’aidant familial).

Soutenir les aidants, l’idée fait progressivement son chemin en France : l’aide aux aidants familiaux devient un élément central dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Plus le vieillissement de la population va gagner en puissance, plus le nombre des personnes âgées dépendantes va augmenter et plus le rôle de la famille va devenir central. Pour que les familles ne s’épuisent pas inutilement, il devient indispensable de soutenir les aidants.

Le rôle d’aidant engendre souvent épuisement physique et psychologique, il est donc essentiel de savoir :

Faire appel à des aides extérieures pour préserver ses forces :

Faire appel aux aides à domicile

  • Emplois familiaux : garde malade, dame de compagnie, garde de nuit ;
  • Services d’aide à domicile et de soins : aides ménagères, auxiliaires de vie ou gardes-malades…

Faire appel aux aides matérielles ou techniques

  • Portage des repas (renseignements auprès de votre CCAS),
  • Service de blanchisserie,
  • Livraison des courses,
  • Téléassistance, télé-alarme
  • Matériel médical.

Faire appel aux aides financières et/ou à l’aménagement de votre temps de travail

En plus des aides dont peut bénéficier votre proche selon sa situation (par exemple : l’APA s’il est âgé dépendant, l’AAH s’il est handicapé), vous pouvez bénéficier d’aides :

Se faire soutenir psychologiquement et s’accorder des moments de répit

Prendre soin d’un proche dépendant est une responsabilité importante source de préoccupations. L’épuisement physique et la fatigue morale sont souvent associés au rôle d’aidant, il est donc important de trouver des lieux de soutien et des solutions de répit.

Le guide de l’aidant familial peut vous permettre de trouver les aides disponible (le guide de l’aidant familial 2007 est diffusé par la Direction Générale de l’Action Sociale et téléchargeable gratuitement sur le site du ministère.
La dernière mise à jour de 2017 est en vente

D’autres articles pour compléter vos recherches :

 

Pour aller plus loin Rapport CNSA – accompagner les proches aidantsL’aide aux aidants de personnes âgées

Mise à jour : Juin 2018

Accès aux droits, Droits des aidants

Aides fiscales aux aidants

Déduction pour l’accueil d’un ascendant

Si vos parents ou grands-parents sont dans le besoin, vous devez leur verser une pension alimentaire qui sera déductible de votre revenu global imposable.
Si vous les hébergez chez vous, vous pouvez déduire de vos revenus imposables le montant réel des dépenses engagées ou opter pour une évaluation forfaitaire de 3 445€ (montant de référence pour 2018), représentant la nourriture et le logement.
Sous certaines conditions, vous pouvez également bénéficier d’un abattement de la taxe d’habitation de votre résidence principale pour charge de famille pour vos ascendants et ceux de votre conjoint s’ils ont plus de 70 ans ou sont infirmes et qu’ils résident avec vous.

Pour en savoir plus :

Impôt sur le revenu – Pension alimentaire versée à un ascendant, www.service-public.fr

Déduction pour l’accueil d’une personne âgée de plus de 75 ans

Si vous avez à charge une personne âgée de plus de 75 ans que vous accueillez chez vous de façon permanent, envers laquelle vous n’avez pas d’obligation alimentaire (par exemple un oncle, une tante, un frère ou une sœur), et dont le revenu imposable ne dépasse pas un certain plafond, vous pouvez déduire de vos revenus imposables les frais d’accueil dans une certaine limite (3445€ par personne accueillie en 2017)

Pour en savoir plus :

Impôt sur le revenu – Frais d’accueil d’une personne âgée, www.service-public.fr

Crédit d’impôts pour équipements spéciaux dans l’habitation principale

Que vous soyez propriétaire ou locataire, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d’un crédit d’impôt pour certaines dépenses engagées dans votre résidence principale et destinées à venir en aide aux personnes (personne âgée ou handicapée).

Ces dépenses doivent concerner :

  • les équipements sanitaires
  • l’acquisition d’équipements de sécurité et d’accessibilité

Cette liste est limitative (pour plus de précisions sur ces équipements, reportez-vous au Code général des impôts, annexe 4 – Article 18 ter)

Pour en savoir plus :

Dépenses d’équipement pour personnes âgées ou handicapées, www.service-public.fr

Réduction ou crédit d’impôts pour l’emploi d’un salarié à domicile

Les personnes qui font appel pour leurs besoins privés, aux services d’employés à domicile (services à la personne correspondant aux besoins courants des personnes et des familles) peuvent bénéficier d’un avantage fiscal sous forme d’un crédit d’impôt ou, dans certains cas particuliers, d’une réduction d’impôt.
En 2018, le crédit d’impôts s’élève à 50% des dépenses supportées durant l’année, dans la limite de plafonds. Les dépenses sont retenues dans la limite de 12.000 € par an. Cette limite est augmentée de 1.500 € par enfant à charge, par membre de votre foyer âgé de plus de 65 ans et par ascendant de plus de 65 ans, sans qu’elle puisse excéder 15.000 €.

Les dépenses sont retenues dans la limite de 20 000 € par an dans les cas suivants :

  • Vous êtes invalide et dans l’obligation de recourir à une personne pour les actes de la vie courante
  • Vous avez à charge une personne invalide qui vit chez vous
  • Vous avez à charge un enfant ayant droit au complément d’allocation d’éducation spéciale (sans aucune majoration possible

Pour en savoir plus : service-public.fr

L’exonération des charges sociales

Afin de réduire le coût de l’emploi d’une aide à domicile nécessité par l’âge ou l’état de santé d’un ou plusieurs membres de votre foyer, vous pouvez bénéficier de l’exonération totale ou partielle des charges sociales.

Cette exonération peut profiter aux personnes âgées de plus de 70 ans, aux personnes présentant une incapacité de 80% au moins, ainsi qu’aux parents d’un enfant bénéficiant du complément de l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé, aux personnes titulaires de la Prestation de Compensation du Handicap pour une aide humaine ou encore aux titulaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie.
Au sein d’une famille, dès lors qu’un de ses membres peut prétendre à cette exonération, celle-ci profite à l’ensemble du foyer. Il suffit que l’employé soit bien au service de la personne bénéficiant de l’exonération.

L’exonération vise exclusivement les cotisations patronales d’assurance-maladie, d’assurance vieillesse et d’allocations familiales. Les autres éléments des cotisations patronales restent dus.

Afin de bénéficier de cette exonération, vous devez en faire la demande auprès des URSSAF, ou du Centre National de Traitement du Chèque Emploi Service Universel en cas d’utilisation de ce moyen de paiement pour les salaires de l’employé.

Pour en savoir plus :

L’URSSAF, www.urssaf.fr

Mise à jour : Mai 2018

Droits des aidants, Handicap

Prendre un congé pour accompagner un proche dépendant

Il arrive que l’on soit dans l’obligation de prendre un congé afin  d’aider un proche. L’aidant, est la personne qui vient en aide de manière régulière, afin d’accomplir une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie. L’Etat mets en place différentes aides et allocations afin de vous donner les moyens d’accompagner correctement la personne en perte d’autonomie.

Le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale peut vous permettre d’assister un de vos proches souffrant d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou étant en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause.

Ce congé est d’une durée maximale de 3 mois, renouvelable une fois.
Vous pouvez demander à bénéficier de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.

Plus d’informations : 

Fiche pratique congé solidarité familial

Le salarié du secteur privé

Le salarié de la fonction publique

Le congé de soutien familial

old-450742_960_720Sous certaines conditions, le congé de soutien familial vous permet de cesser votre activité professionnelle afin de vous occuper d’un membre de votre famille handicapé ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité.

Afin d’en bénéficier, vous devez être salarié et avoir au moins 2 ans d’ancienneté dans votre entreprise. Le congé de soutien familial est d’une durée de 3 mois, renouvelable. Il ne peut excéder la durée d’un an pour l’ensemble de la carrière professionnelle du salarié.

Attention, le congé de soutien familial n’est pas rémunéré. Toutefois vous pouvez devenir le salarié du parent aidé lorsque celui-ci perçoit l’Allocation Personnalisée d’Autonomie* (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).

*L’APA ne peut pas servir à rémunérer un conjoint, concubin ou partenaire de PACS

Plus d’informations :

Le congé du proche aidant, service-public.fr

Le congé de présence parentale

Vous pouvez demander à bénéficier du congé de présence parentale pour vous occuper d’un enfant à charge atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants.

Ce congé est attribué pour une période maximale de 310 jours ouvrée (soit 14 mois) et peut être utilisé en une ou plusieurs fois dans la limite maximale de 3 ans.

Plus d’informations  :

Le salarié du secteur privé

Le salarié de la fonction publique

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie

grandparents-1969824_960_720Si vous bénéficiez d’un congé de solidarité familiale ou que vous l’avez transformé en période d’activité à temps partiel afin de vous occuper d’un proche en fin de vie, vous pouvez demander à toucher l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Le bénéfice de cette allocation est soumis à conditions, et son versement est fait par la CPAM de manière journalière, dans la limite maximale de 21 jours, ouvrables ou non.

Plus d’informations :

Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, service-public.fr

L’affiliation à l’assurance vieillesse (AVPF)

  • Si vous n’exercez pas d’activité professionnelle ou travaillez à temps partiel, notamment pour prendre en charge l’un de vos proches, vous pouvez conserver des droits à cotisation pour la retraite (payés directement par la CAF).
  • Si vous percevez l’allocation journalière de présence parentale ou bénéficiez du congé de soutien familial (sous conditions de ressources) ou avez la charge d’une personne handicapée (sous certaines conditions), vous pouvez bénéficier de l’affiliation gratuite à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF).

Pour en faire la demande, rapprochez vous de votre Caisse d’Allocations familiales.

Plus d’informations :

Assurance vieillesse des parents au foyer, service-public.fr

 

Mise à jour : Juin 2018

Accès aux droits, Droits des aidants

Le droit au répit

Le droit au répit, instauré depuis 2015, permet aux proches des personnes dépendantes de se reposer ou de dégager un peu de temps. Le droit au répit peut représenter, au maximum, 500 € par an. Les personnes concernées sont les proches aidants bénéficiaires de l’APA (aide pour l’autonomie), qui assurent une présence indispensable dans la vie des aidés et qui ne peuvent pas être remplacés.

Des lieux de soutien

Les groupes de parole

Les groupes de paroles sont des réunions où se retrouvent plusieurs aidants familiaux qui accompagnent des personnes dépendantes. Ce ne sont pas des lieux de répit au sens strict du terme mais des lieux de  partage d’expérience, d’expression de ses difficultés ou de ses souffrances. Ils permettent aux participants de s’entraider mais aussi d’échanger des informations, de trouver des réponses à ses propres difficultés.
Ces groupes sont animés par des personnels qualifiés (psychologues, thérapeutes).

Les cafés des aidants

Accueillis autour d’un café les participants partagent leurs interrogations et réflexions relatives à l’accompagnement d’un proche et s’apportent conseils et soutien mutuels. Les premiers cafés des aidants sont arrivés en France en 2004 après avoir été initiés aux Pays Bas.

Les accueils

home-304190_960_720L’accueil de jour

Défini par la circulaire de mars 2005, il permet  « d’accueillir des personnes âgées vivant à domicile pour une ou plusieurs journées, voire demi-journées, par semaine. » Les accueils de jour peuvent être autonomes ou rattachées à une structure telle qu’une maison de retraite ou un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Plus d’infos : Ministère de la Solidarité et de la santé, Recherche de structures d’accueil de jour

L’accueil temporaire

L’accueil temporaire offre aux personnes âgées la possibilité d’être hébergées momentanément en maison de retraite (quelques semaines, voire quelques mois (la durée maximale est de six mois) dans une résidence de retraite publique ou privée).

Recherche de structures pour un accueil temporaire, “Groupe de réflexion et réseau pour l’accueil temporaire (GRATH)”,  http://www.accueil-temporaire.com/

Liens utiles : Famidac, l’association nationale des accueillants familiaux, http://www.famidac.fr/

Les accueils familiaux

Une personne dépendante peut être accueillie et bénéficier d’un accompagnement quotidien au domicile d’un accueillant familial agréé salarié. Une participation financière pour le loyer et le remboursement des frais seront demandés. Les accueillants familiaux sont agréés et contrôlés par leur Conseil Départemental. Les personnes peuvent être accueillies de manière permanente, temporaire ou séquentielle.
Plus d’informations sur le site de l’association des accueillants familiaux : Famidac

Des aides au financement d’un accueil temporaire ou d’un accueil de jour pour les personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie sont possibles dans le cadre de l’APA. D’autres aides financières peuvent aussi être proposées, renseignez-vous auprès de :

  • La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV)
  • Les caisses de retraite complémentaire,
  • La MSA dans le cadre de son action sociale.

Une expérience : le baluchon Alzheimer

Originaire du Canada puis développé en Belgique, le principe de Baluchon Alzheimer consiste à proposer une prise en charge complète du malade à son domicile, pour permettre à l’aidant de prendre du repos en toute tranquillité, durant une ou deux semaines. Une personne expérimentée, appelée « Baluchonneuse » vient habiter au domicile de la personne dépendante et prend le relais de l’aidant familial, 24h sur 24.Ce dispositif fait partie des nouveaux services à domicile qui peuvent être proposés aux familles mais ils sont encore rares en France. Pour en bénéficier, il faut faire appel à un service à domicile qui les propose.

Pour en savoir plus : www.baluchon-alzheimer.be (pour la Belgique) et www.baluchonalzheimer.com (pour le Québec)

Echelle Zarit de pénibilité ou d’évaluation du fardeau

La décision d’aider un proche n’est pas une évidence. Cette démarche concerne l’ensemble de votre famille et oblige à réorganiser profondément votre quotidien. Il est essentiel d’être en capacité de mesurer l’investissement physique, psychique, émotionnel et financier, à court ou long terme, que cette situation implique.

L’échelle de Zarit (ou inventaire du fardeau) évalue la charge que représente l’accompagnement quotidien, par un proche, d’une personne dépendante à domicile. Elle permet d’appréhender le degré d’épuisement ou d’usure psychique, et/ou physique, de l’aidant familial. Appréhender ses limites permet de définir des actions d’aide et de s’adapter en réajustant son organisation lorsque cela est nécessaire. N’hésitez pas à en parler autour de vous (famille, amis, professionnels médico-sociaux) pour obtenir du soutien.

Vous pouvez évaluer la charge matérielle et affective que représente la prise en charge d’un parent en perte d’autonomie, en remplissant le questionnaire que nous vous proposons ici

Il s’agit d’un auto-questionnaire explorant l’ensemble des problèmes physiques, psychologiques, émotionnels et sociaux qui peuvent être vécus par l’aidant familial. Il comporte 22 questions. Le score peut varier de 0 à 88. Plus il est élevé, plus la charge ressentie par l’aidant est importante et nécessite.

Partir en vacances dans le cadre d’une aide au répit

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Certains villages vacances proposent aux aidants et aux aidés de se ressourcer ensemble, tout en maintenant la qualité des soins dispensés à la personne dépendante.

Liens utiles : Vacances et aidants, quelques explications, http://www.agevillage.com/article-1468-2-aidant-aid-partir-en-vacances-RSS.html

Des structures pour vous informer

  • La CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail)
  • La MSA (Mutualité Sociale Agricole)
  • Le CCAS de votre commune (Centre Communal d’Action Sociale)
  • Le Conseil Départemental (Maisons des Solidarités du Conseil Départemental 31)
  • Le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique)
  • La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)
  • Les caisses de retraite
  • Les associations (de patients, d’aide à domicile, etc.)

 

Mise à jour : Juin 2018